Chaque année en France, plusieurs millions de personnes font appel au magnétisme thérapeutique, souvent en complément d'un suivi médical classique. Parallèlement, la kinésiologie séduit un public croissant en quête de réponses face au stress, aux blocages émotionnels ou aux douleurs inexpliquées. Mais une question revient fréquemment : est-il possible — et pertinent — de combiner magnétisme et kinésiologie dans un même accompagnement ? Claire Ternisien, kinésiologue installée à Aix-en-Provence, propose une approche globale du bien-être fondée sur l'écoute du corps et la libération des déséquilibres profonds. Voici ce qu'il faut savoir avant d'envisager cette alliance.
La réponse est oui. Combiner magnétisme et kinésiologie est non seulement possible, mais cohérent sur le plan énergétique et holistique. Pour bien comprendre pourquoi, il est utile de revenir aux fondamentaux de chaque discipline.
La kinésiologie a été mise au point dans les années 1960 par le chiropracteur américain George Goodheart. Elle repose sur le test musculaire, un outil de biofeedback qui évalue le tonus d'un muscle — généralement le deltoïde antérieur — en lui opposant une pression légère. Un muscle qui tient fort signale l'absence de stress ; un muscle qui lâche révèle un blocage émotionnel, physique ou énergétique. Ce n'est pas un test de force : c'est un dialogue avec la mémoire du corps. Précision importante : le « kinésiologue » (praticien non réglementé en bien-être) est radicalement différent du « kinésithérapeute » (professionnel de santé titulaire d'un diplôme d'État de niveau Bac+5, dont les actes sont remboursés par la Sécurité Sociale). Pour éviter toute confusion, les praticiens sérieux se présentent sous le titre de « praticien en kinésiologie » — lors d'une recherche, assurez-vous que le praticien consulté est bien formé en kinésiologie appliquée et non en kinésithérapie, car il s'agit de deux métiers, deux cadres légaux et deux objectifs distincts.
Le magnétisme thérapeutique à Aix-en-Provence, quant à lui, repose sur le postulat que tout être humain est traversé par une énergie vitale — assimilée au Qi dans la tradition chinoise ou au Prâna dans la tradition indienne. Lorsque cette énergie est perturbée, des douleurs ou troubles peuvent apparaître. Le magnétiseur agit alors comme un relais pour rétablir la circulation énergétique, grâce aux passes magnétiques (balayages à quelques centimètres du corps), à l'apposition des mains ou à des techniques de respiration. Attention à ne pas confondre cette pratique avec la magnétothérapie, qui utilise des aimants physiques — les deux n'ont rien en commun.
Ce qui rend leur association naturelle, c'est précisément ce qu'elles partagent : une vision holistique corps-émotions-énergie, une référence aux méridiens d'acupuncture, et une approche non invasive. Deux langages différents pour un même objectif — le rééquilibrage global de la personne.
À noter : la psychoneuroimmunologie — discipline scientifique reconnue — a démontré que les états émotionnels positifs, la confiance et le sentiment de sécurité influencent directement la réponse immunitaire et les capacités de récupération de l'organisme. Des études menées sur des pratiques comparables (Reiki, Therapeutic Touch) documentent un basculement vers le système nerveux parasympathique lors des séances : ralentissement cardiaque, amélioration de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), diminution du cortisol. Ces effets physiologiques mesurables constituent un mécanisme d'action indirect qui s'applique à la combinaison magnétisme et kinésiologie, indépendamment de toute croyance. Ces données ne valident toutefois pas une efficacité spécifique sur une pathologie donnée et ne doivent pas être présentées comme telles.
La complémentarité entre ces deux pratiques repose sur une logique simple mais puissante. Le test musculaire, propre à la kinésiologie, permet de cartographier précisément les blocages prioritaires : émotionnels, énergétiques, structurels. Le magnétisme intervient ensuite pour lever ces blocages par rééquilibrage du champ vital, en agissant directement là où la kinésiologie a pointé.
Prenons un exemple concret. Lors d'une séance, le test musculaire révèle une perturbation liée à un événement ancien — un deuil non résolu, par exemple. La kinésiologie identifie l'empreinte émotionnelle inconsciente. Le magnétisme est alors mobilisé pour libérer les énergies stagnantes associées et alléger émotionnellement le consultant. Sans cette cartographie préalable, le magnétiseur interviendrait « à l'aveugle », sans repérage des zones à traiter en priorité.
Cette logique séquentielle — identifier d'abord, agir ensuite — constitue un conseil clé pour structurer tout accompagnement combiné. Le magnétisme agit sur l'énergétique du corps physique, la kinésiologie travaille sur l'émotionnel et le mental. Ces deux plans sont indissociables pour déconstruire les schémas répétitifs causés par des traumatismes souvent anciens.
L'association des deux pratiques se révèle particulièrement pertinente dans plusieurs contextes :
Exemple : Nadia Castellan, 42 ans, souffrait d'un épuisement émotionnel persistant après un divorce difficile. Les douleurs cervicales chroniques qui l'accompagnaient depuis des mois ne trouvaient aucune explication médicale. Lors de la première séance, le test musculaire a mis en évidence un blocage émotionnel lié à une rupture familiale remontant à l'adolescence — un événement que Nadia n'avait jamais relié à ses tensions actuelles. Le magnétisme a ensuite été mobilisé pour libérer les énergies stagnantes localisées au niveau de la nuque et des épaules. Dès la deuxième séance, trois semaines plus tard, les douleurs avaient diminué de moitié et le sommeil s'était nettement amélioré. Après quatre séances au total, étalées sur trois mois, Nadia a pu retrouver un rythme de vie normal sans nécessiter de suivi complémentaire.
Conseil : pour les bébés et les jeunes enfants, le test musculaire ne peut pas être réalisé directement sur l'enfant, car la réponse musculaire est insuffisante pour être fiable. Le kinésiologue travaille alors par le biais du parent — de préférence la mère — en tenant compte de la problématique de l'enfant. Ce dispositif permet également une harmonisation de la relation parent-enfant. La présence d'un parent est requise pour les enfants, et peut être nécessaire pour les adolescents selon les cas. Ne tentez jamais de faire réaliser un test musculaire directement sur un nourrisson ou un très jeune enfant.
Un accompagnement combinant magnétisme et kinésiologie se structure généralement en trois phases progressives. La première — l'évaluation — se déroule lors de la séance initiale. Elle comprend un entretien approfondi pour définir les objectifs, un bilan énergétique par test musculaire et une cartographie des blocages prioritaires. Comptez entre 1h et 1h30 pour cette première rencontre.
Vient ensuite la phase de travail en profondeur. Le praticien alterne ou intègre les deux pratiques au sein d'une même séance, selon la problématique identifiée. Par exemple, lorsque le test musculaire révèle la nécessité de lever un élément perturbant les corps subtils, le magnétisme intervient comme un outil correctif ciblé, à l'intérieur du cadre kinésiologique. En fin de séance, une phase d'ancrage est proposée avec des exercices personnalisés à reproduire chez soi.
La troisième phase — la consolidation — consiste à espacer progressivement les séances, à suivre l'évolution et à adapter les outils. Le consultant reprend les rênes de sa santé. Il est libre d'arrêter les séances dès qu'il estime avoir atteint son objectif.
Le rythme recommandé est d'une séance tous les 15 à 21 jours, avec un minimum d'une fois par mois en phase de consolidation. Un point essentiel : il faut laisser au moins trois semaines entre deux séances de magnétisme pour permettre au corps d'intégrer complètement le soin énergétique. Une séance de kinésiologie peut en revanche être programmée dans cet intervalle pour affiner le travail.
Pour un problème ponctuel, deux à trois séances suffisent généralement — la première assurant une remise en état globale avec un soulagement notable, les suivantes consolidant les résultats. Pour des déséquilibres anciens et multiples, davantage de séances seront nécessaires, avec un espacement progressif au fil de l'amélioration. Après chaque séance, pensez à vous hydrater, vous reposer et éviter les activités intenses. Des réactions passagères — fatigue, émotions qui remontent — sont normales et signalent que le travail énergétique opère en profondeur. Après une première séance de magnétisme spécifiquement, une fatigue intense est particulièrement fréquente et peut nécessiter un repos complet le lendemain : il est donc conseillé de ne pas planifier d'activités importantes dans les 24 heures suivant cette toute première séance. En kinésiologie, une hypersensibilité passagère ou des émotions qui remontent sont également courantes dans les 24 heures. Ces effets disparaissent généralement en 24 à 48 heures. En revanche, si ces réactions persistent au-delà de 48 heures ou si les symptômes ayant motivé la consultation s'aggravent, il est impératif de consulter un médecin sans attendre la prochaine séance.
Privilégiez les premières séances en présentiel, pour une meilleure détection des zones à traiter et un cadre sécurisant. Une fois la relation de confiance établie (généralement après deux à trois séances), les séances de magnétisme peuvent être réalisées à distance — par téléphone ou en visioconférence — avec des effets observés comparables : relaxation, diminution de la douleur, apaisement émotionnel. Le magnétisme à distance est pratiqué avec ou sans photo du consultant, à condition que ce dernier dispose de la volonté et de la concentration nécessaires. En revanche, le test musculaire de la kinésiologie ne peut pas être réalisé à distance : il requiert impérativement le contact physique du praticien. Un accompagnement combiné à distance ne peut donc mobiliser que le volet magnétisme.
À noter : le coût d'une séance de kinésiologie en France varie entre 50 et 100 €, avec une moyenne de 60 à 80 € selon la localisation géographique (tarifs plus accessibles en petites villes, pouvant atteindre 100 € dans les grandes agglomérations). La durée typique d'une séance est de 45 minutes à 1h30. Ni la kinésiologie ni le magnétisme ne sont remboursés par la Sécurité Sociale. Certaines mutuelles de santé proposent cependant un remboursement partiel dans le cadre des médecines douces — vérifiez les conditions de votre contrat. Pour planifier le budget d'un accompagnement combiné sur plusieurs mois, comptez en moyenne trois à cinq séances. Restez vigilant face à des tarifs anormalement bas (pouvant traduire une formation insuffisante) ou très élevés sans justification transparente.
Certaines situations imposent la prudence. Les personnes portant un pacemaker ou un défibrillateur doivent impérativement en informer le praticien avant toute séance. Certains praticiens déconseillent le magnétisme aux femmes enceintes après le septième mois de grossesse. En cas de fragilité psychologique importante — trouble psychiatrique grave, psychose —, une orientation préalable vers un médecin ou un psychiatre est indispensable.
Un rappel fondamental : les deux pratiques sont complémentaires, jamais substitutives à la médecine conventionnelle. Un praticien éthique ne pose pas de diagnostic, ne prescrit pas et ne conseille jamais l'arrêt d'un traitement médical. Si vos symptômes s'aggravent au fil des séances au lieu de s'améliorer, il est impératif d'arrêter et de consulter un médecin.
Le risque de dépendance vis-à-vis du praticien constitue une dérive concrète et documentée. Un témoignage rapporté par amedcine.com décrit une personne ayant consulté un magnétiseur pendant plusieurs années : ce dernier avait progressivement pris le dessus sur ses ressentis, en la faisant douter de son propre jugement. Les signaux d'alerte concrets à surveiller : le praticien suggère des retours très rapprochés sans justification claire, il culpabilise le consultant en cas de doute, ou il remet en cause les avis médicaux extérieurs. Un praticien éthique favorise systématiquement l'autonomie du consultant, pas sa dépendance. Il ne faut toutefois pas confondre ce signal d'alerte avec le lien de confiance thérapeutique légitime qui se construit naturellement au fil des séances.
Autre écueil à éviter : la dispersion thérapeutique. Cumuler simultanément kinésiologie, magnétisme, Reiki, lithothérapie et fleurs de Bach crée une confusion des effets et empêche d'évaluer les progrès. Chaque technique doit avoir le temps d'agir avant d'en ajouter une autre.
À noter : la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) a classé la kinésiologie parmi les pratiques pseudothérapeutiques à risque sectaire dans son rapport 2018, après l'avoir placée sous observation dans son rapport 2016-2017. Elle signale régulièrement des dérives dans les environnements mêlant kinésiologie et magnétisme, notamment auprès de personnes vulnérables. Cette classification ne signifie pas que la pratique est interdite, mais impose une vigilance accrue sur le profil du praticien et sa déontologie. C'est précisément pourquoi le choix d'un praticien certifié et respectueux d'une charte éthique est déterminant.
En France, ni la kinésiologie ni le magnétisme ne disposent d'un diplôme d'État réglementé. Le choix d'un praticien qualifié et éthique mérite donc une attention particulière. Pour la kinésiologie, vérifiez une certification FEDEK, qui propose deux niveaux distincts : le Certificat de Praticien (600 heures minimum de formation en présentiel sur deux à trois ans, incluant 50 séances pratiques sur des personnes extérieures à l'école et la réception de 10 séances de kinésiologie par des praticiens certifiés) et le Diplôme Fédéral (850 heures minimum, reconnu au niveau européen). Un praticien titulaire du Diplôme Fédéral FEDEK offre donc un niveau de formation supérieur au Certificat de Praticien — un critère de sélection concret à garder en tête. Un label Qualiopi constitue également un gage de sérieux. Pour le magnétisme, une affiliation au GNOMA (Groupement National pour l'Organisation des Médecines Alternatives) ou à la Chambre Syndicale du Magnétisme est un indicateur fiable.
Quatre critères doivent guider votre choix : le praticien respecte une charte déontologique reconnue, il ne pose aucun diagnostic médical, il ne crée pas de relation de dépendance (pas de pression pour revenir, pas de culpabilisation), et il dispose d'une formation structurée dans les deux disciplines. Un praticien qui promet de guérir une pathologie précise ou qui vous isole de votre entourage médical constitue un signal d'alerte. Consultez votre médecin traitant avant de démarrer un accompagnement combiné, surtout en cas de pathologie chronique ou de traitement en cours.
Conseil : lors de votre recherche de praticien, ne choisissez pas sur la seule base du mot « kinésiologue » sans vérifier la formation et l'appartenance à un organisme reconnu (FEDEK, Qualiopi). Assurez-vous que le praticien consulté est bien formé en kinésiologie appliquée et non en kinésithérapie — ces deux métiers relèvent de cadres légaux et d'objectifs totalement distincts. N'hésitez pas à poser directement la question au praticien lors d'un premier échange téléphonique.
Combiner magnétisme et kinésiologie dans un même accompagnement a du sens lorsque cette alliance est pratiquée avec rigueur, éthique et discernement. À Aix-en-Provence, Claire Ternisien propose un accompagnement personnalisé en kinésiologie, centré sur l'écoute, la bienveillance et le respect du rythme de chacun. Grâce au test musculaire, elle aide enfants, adolescents et adultes à identifier leurs blocages émotionnels et énergétiques pour retrouver un équilibre durable. Si vous cherchez un accompagnement global et structuré dans la région d'Aix-en-Provence, n'hésitez pas à la contacter pour échanger sur vos besoins et définir ensemble la démarche la plus adaptée à votre situation.